
Une représentation en avant-première de
L'écho...du pas de l'Homme
aura lieu au Théâtre de Cahors
le 6 novembre 2008 à 20h30
Actuellement, Les Voix du Caméléon travaillent sur deux créations pour 2008-2009 : "L'écho...du pas de l'Homme" et "Brasserie"L'écho...du pas de l'Homme
aura lieu au Théâtre de Cahors
le 6 novembre 2008 à 20h30
- "L'écho...du pas de l'homme" libre adaptation par Diariétou Keïta du texte de Ahmed Ghazali "Tombouctou 52 jours à dos de chameau"
"L'écho... du pas de l'homme" de Ahmed Ghazali
Adaptation : Diariétou Keïta
Mise en scène : Christophe Merle
Comédienne : Diariétou Keïta
Costume : Frédérique Camaret
Création lumière : Laurent Massé
Directeur technique : Fernando Lopes-Fadigas


Adaptation : Diariétou Keïta
Mise en scène : Christophe Merle
Comédienne : Diariétou Keïta
Costume : Frédérique Camaret
Création lumière : Laurent Massé
Directeur technique : Fernando Lopes-Fadigas
L'HISTOIRE :
Dans L’écho…du pas de l’Homme, il y a le Sahara, lieu mythique où se sont croisés pendant des siècles les Arabes, les Berbères, les Noirs Africains, les Européens. Il y a le commerce, les conquêtes, le colonialisme, l’avènement des Etats Nations au Maghreb et en Afrique de l’Ouest. Il y a notre présent, les migrations des damnés de la terre et le mythe de l’eldorado Européen, la mondialisation.
Il y a surtout une mise en perspective de l’Histoire des Hommes et leurs désirs irrésistibles de se mouvoir, de se déplacer, d’échanger, de se rencontrer, de se confronter, un besoin métaphysique et intemporel de pratiquer le “Voisinage“.
Pour en témoigner, une pancarte vieille de 2000 ans, une pancarte au milieu de rien….ou plutôt du désert, d’un no man’s land, d’un entre deux, d’un trait d’union. Une pancarte carrefour toujours prête à indiquer le chemin, éclairer la route et se faire l’écho du pas de l’homme, une pancarte sur laquelle est inscrite cette phrase “Tombouctou 52 jours à dos de chameau“, observatrice privilégiée et ironique de ces flux incessants, personnage central du récit qui chercherait à nous rappeler à chaque instant que dans cet espace-temps, nous ne sommes que peu de choses…
Tel un fantôme, elle erre prête à se laisser définitivement mourir.
Qui intéresse-t-elle encore? Qui se soucie d’elle ?
Méprisée, oubliée, éreintée, disparaîtra-t-elle à tout jamais emportant avec elle notre Histoire, notre Mémoire...

Les identités en mouvement...
Depuis les temps immémorials les Hommes se sont déplacés, se sont confrontés, se sont appréciés, se sont combattus.
Dans leurs balluchons, ils ont emporté leurs visions du monde, leurs imaginaires, leurs cultures, leurs croyances. De ces brassages sont issues des sociétés humaines qui n’ont cessé de muter, de se transformer, de se recomposer.
Qui pourrait prédire aujourd’hui ce que sera le monde dans 50 ans, dans un siècle…dans plusieurs siècles.
Comment envisager d’interdire aux Hommes de se déplacer alors que le monde s’est nourri de ces flux incessants.
Des murs se sont construits…ces murs ont été détruits.
Des murs se reconstruisent….ces murs seront de nouveau détruits.
Parce que l’Histoire n’est jamais terminée, parce que l’Histoire n’est jamais écrite d’avance, l’Homme poursuivra sa quête afin d’assouvir ce besoin du mouvement, du déplacement besoin tout aussi primaire que manger, se loger ou se vêtir.

L'AUTEUR : AHMED GHAZALI
Né au Maroc en 1964, Ahmed Ghazali après des études scientifiques, exerce le métier d'ingénieur géophysicien dans le domaine de l'exploration pétrolière, ce qui le fera voyager dans le Maghreb et le Moyen-Orient. La rencontre avec le désert lui fait découvrir sa véritable vocation : l'exploration de l'âme et de l'imaginaire à travers l'écriture dramatique et la recherche philosophique.
Dans L’écho…du pas de l’Homme, il y a le Sahara, lieu mythique où se sont croisés pendant des siècles les Arabes, les Berbères, les Noirs Africains, les Européens. Il y a le commerce, les conquêtes, le colonialisme, l’avènement des Etats Nations au Maghreb et en Afrique de l’Ouest. Il y a notre présent, les migrations des damnés de la terre et le mythe de l’eldorado Européen, la mondialisation.
Il y a surtout une mise en perspective de l’Histoire des Hommes et leurs désirs irrésistibles de se mouvoir, de se déplacer, d’échanger, de se rencontrer, de se confronter, un besoin métaphysique et intemporel de pratiquer le “Voisinage“.
Pour en témoigner, une pancarte vieille de 2000 ans, une pancarte au milieu de rien….ou plutôt du désert, d’un no man’s land, d’un entre deux, d’un trait d’union. Une pancarte carrefour toujours prête à indiquer le chemin, éclairer la route et se faire l’écho du pas de l’homme, une pancarte sur laquelle est inscrite cette phrase “Tombouctou 52 jours à dos de chameau“, observatrice privilégiée et ironique de ces flux incessants, personnage central du récit qui chercherait à nous rappeler à chaque instant que dans cet espace-temps, nous ne sommes que peu de choses…
Tel un fantôme, elle erre prête à se laisser définitivement mourir.
Qui intéresse-t-elle encore? Qui se soucie d’elle ?
Méprisée, oubliée, éreintée, disparaîtra-t-elle à tout jamais emportant avec elle notre Histoire, notre Mémoire...

Les identités en mouvement...
Depuis les temps immémorials les Hommes se sont déplacés, se sont confrontés, se sont appréciés, se sont combattus.
Dans leurs balluchons, ils ont emporté leurs visions du monde, leurs imaginaires, leurs cultures, leurs croyances. De ces brassages sont issues des sociétés humaines qui n’ont cessé de muter, de se transformer, de se recomposer.
Qui pourrait prédire aujourd’hui ce que sera le monde dans 50 ans, dans un siècle…dans plusieurs siècles.
Comment envisager d’interdire aux Hommes de se déplacer alors que le monde s’est nourri de ces flux incessants.
Des murs se sont construits…ces murs ont été détruits.
Des murs se reconstruisent….ces murs seront de nouveau détruits.
Parce que l’Histoire n’est jamais terminée, parce que l’Histoire n’est jamais écrite d’avance, l’Homme poursuivra sa quête afin d’assouvir ce besoin du mouvement, du déplacement besoin tout aussi primaire que manger, se loger ou se vêtir.

L'AUTEUR : AHMED GHAZALI
Né au Maroc en 1964, Ahmed Ghazali après des études scientifiques, exerce le métier d'ingénieur géophysicien dans le domaine de l'exploration pétrolière, ce qui le fera voyager dans le Maghreb et le Moyen-Orient. La rencontre avec le désert lui fait découvrir sa véritable vocation : l'exploration de l'âme et de l'imaginaire à travers l'écriture dramatique et la recherche philosophique.


- "Brasserie" de Koffi Kwahulé
"Brasserie" de Koffi Kwahulé
Direction artistique : Christophe Merle
Distribution : (en cours) 4 personnages
© D.R
Direction artistique : Christophe Merle
Distribution : (en cours) 4 personnages
Quelque part en Afrique, une guerre fratricide a détruit tout le pays. Les vainqueurs, deux clowns sanguinaires, ont réussi à prendre la brasserie qui a résisté au massacre. Cette source de revenus du nouveau pouvoir, plus avide de profit que de démocratie, dépend d’une Européenne avec laquelle il faut composer….
Des tueries des libérateurs de pacotille aux rouages du néo-colonialisme, en passant par le détournement de l’argent public et les fausses promesses politiques, la pièce nous entraîne avec beaucoup de dérision et d’ironie dans les horreurs de la guerre et les dérives de ses lendemains.
Plus qu’une histoire africaine, Koffi Kwahulé, nous plonge au cœur des lendemains de guerre. Nous sommes nulle part…nous sommes partout où la guerre fait rage ! Car Koffi Kwahulé refuse les clichés dans lesquels l’Afrique serait le continent de tous les désastres, le monde occidental celui de la démocratie absolue doté d’une vertu sans limites et d’une morale irréprochable…
Ce sont des rapports à l’ère de la mondialisation dont il est question. Nous sommes au-delà du simple rapport Nord-Sud. L’auteur semble nous indiquer que ces grilles de lecture sont désormais obsolètes. Les différences qui divisent ne sont plus d’ordre culturel ou linguistique voir “civilisationnel“...
Seules les affaires comptent et les affaires sont autant le business économique, que le partage du pouvoir politique, les largesses, les honneurs et les distinctions qu’il procure !
En cela, il n’y a pas de frontières…seulement des intérêts !
L'AUTEUR : KOFFI KWAHULÉ
Des tueries des libérateurs de pacotille aux rouages du néo-colonialisme, en passant par le détournement de l’argent public et les fausses promesses politiques, la pièce nous entraîne avec beaucoup de dérision et d’ironie dans les horreurs de la guerre et les dérives de ses lendemains.
Plus qu’une histoire africaine, Koffi Kwahulé, nous plonge au cœur des lendemains de guerre. Nous sommes nulle part…nous sommes partout où la guerre fait rage ! Car Koffi Kwahulé refuse les clichés dans lesquels l’Afrique serait le continent de tous les désastres, le monde occidental celui de la démocratie absolue doté d’une vertu sans limites et d’une morale irréprochable…
Ce sont des rapports à l’ère de la mondialisation dont il est question. Nous sommes au-delà du simple rapport Nord-Sud. L’auteur semble nous indiquer que ces grilles de lecture sont désormais obsolètes. Les différences qui divisent ne sont plus d’ordre culturel ou linguistique voir “civilisationnel“...
Seules les affaires comptent et les affaires sont autant le business économique, que le partage du pouvoir politique, les largesses, les honneurs et les distinctions qu’il procure !
En cela, il n’y a pas de frontières…seulement des intérêts !
L'AUTEUR : KOFFI KWAHULÉ
© D.RAuteur, comédien, metteur en scène, Koffi Kwahulé est né en Côte d'Ivoire. Formé à l'Institut National des Arts d'Abidjan, à 23 ans il rejoint l'école de théâtre de la Rue Blanche, à Paris, tout en poursuivant des études théâtrales à la Sorbonne Nouvelle. Traduites en plusieurs langues, ses pièces sont créées en Europe et en Afrique. Sans aucun doute l'un des plus talentueux et des plus prolixes auteurs d'origine africaine de notre époque, les textes de Koffi Kwahulé nous installent dans les rapports complèxes de notre temps. Il y a incontestablement une recherche dans la forme de l’écriture, une utilisation des langues (le français, l’allemand, les langues africaines formelles et celles détournées, constamment réinventées par des africains certes francophones ou anglophones (peu importe), mais africains dans la construction de leurs langues d’aujourd’hui. Et l’on pourrait attribuer à Koffi Kwahulé cette célèbre phrase du grand auteur congolais Sony Labou Tansi « je fais des bâtards à la langue française. »
Son oeuvre est profondément marquée par la présence de la musique. Mais dans "Brasserie", l’esprit n’est plus celui du jazz mais de la “grande musique“, la musique classique, qui plus est, celle des grands compositeurs allemands du XIXe siècle. Cette présence très soutenue caractérise une volonté d’exaltation des grands sentiments. Mise au service de ce texte, elle renforce l’absurdité de certaines situations pour parvenir à une forme de paroxysme poétique de la barbarie. Le décalage que cela crée, favorise le rire dans des scènes qui ne pourraient être traitées autrement sinon dans une émotivité primaire et stérile.
Sorte de caricatures, on a du mal à imaginer les personnages réels et pourtant notre inconscient tenace, lui, sait qu’il ne faut pas être dupe. Intelligente distance, détournement subtil qui nous emmène au rire. Mais il est des rires qui agissent comme des boucliers protecteurs…
Ce mélange des langues, des cultures, des musiques, des genres dans cette Brasserie, révèlent la musicalité de l’écriture et la liberté de ton de Koffi Kwahulé.
Son oeuvre est profondément marquée par la présence de la musique. Mais dans "Brasserie", l’esprit n’est plus celui du jazz mais de la “grande musique“, la musique classique, qui plus est, celle des grands compositeurs allemands du XIXe siècle. Cette présence très soutenue caractérise une volonté d’exaltation des grands sentiments. Mise au service de ce texte, elle renforce l’absurdité de certaines situations pour parvenir à une forme de paroxysme poétique de la barbarie. Le décalage que cela crée, favorise le rire dans des scènes qui ne pourraient être traitées autrement sinon dans une émotivité primaire et stérile.
Sorte de caricatures, on a du mal à imaginer les personnages réels et pourtant notre inconscient tenace, lui, sait qu’il ne faut pas être dupe. Intelligente distance, détournement subtil qui nous emmène au rire. Mais il est des rires qui agissent comme des boucliers protecteurs…
Ce mélange des langues, des cultures, des musiques, des genres dans cette Brasserie, révèlent la musicalité de l’écriture et la liberté de ton de Koffi Kwahulé.

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